Ce que dit le Coran sur les mers et les rivières

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  • par islam-guide.com
  • Publié le 31 Mar 2008
  • Dernière mise à jour le 21 Oct 2010
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The_Quran_on_Seas_and_Rivers_001.jpgLa science moderne a découvert qu’aux endroits où deux mers différentes se rencontrent, il y a une barrière entre elles.  Cette barrière sépare les deux mers de façon à ce que chacune conserve la température, la salinité et la densité qui lui sont propres.[1]  Par exemple, l’eau de la mer Méditerranée est chaude, saline et moins dense que celle de l’océan Atlantique.  Lorsque l’eau de la mer Méditerranée pénètre dans l’océan Atlantique, au niveau du détroit de Gibraltar, elle avance de plusieurs centaines de kilomètres dans l’Atlantique à une profondeur d’environ 1000 mètres, tout en conservant la température, la salinité et la densité moins élevée qui la caractérisent.   C’est à cette profondeur que l’eau de la Méditerranée se stabilise[2] (voir illustration 1).

Illustration 13 (agrandie)

Illustration 1: L’eau de la Méditerranée pénètre dans l’Atlantique au niveau du détroit de Gibraltar en conservant la température, la salinité et la densité moins élevée qui la caractérisent, grâce à la barrière qui les distingue.  Les températures sont en degrés Celsius (C°).  (Marine Geology [La géologie marine], Kuenen, p. 43, avec une légère amélioration.)

Malgré la présence de grosses vagues, de forts courants et de marées dans ces mers, elles ne se mélangent pas et ne dépassent pas cette barrière.

Le Coran fait mention d’une barrière entre deux mers qui se rencontrent et que ces dernières ne dépassent pas.  Dieu a dit:

“Il a donné libre cours aux deux mers pour se rencontrer; il y a entre elles une barrière qu’elles ne dépassent pas.” (Coran 55:19-20)

Mais quand le Coran parle de ce qui divise l’eau douce de l’eau salée, il mentionne l’existence d’un "barrage infranchissable" en plus de la barrière.

“Et c’est Lui qui donne libre cours aux deux mers: l’une douce, rafraîchissante, l’autre salée, amère.  Et Il assigne entre les deux une barrière et un barrage infranchissable.” (Coran 25:53)

On peut se demander pourquoi le Coran fait mention d’un barrage infranchissable lorsqu’il parle de ce qui divise l’eau douce de l’eau salée, mais n’en fait pas mention lorsqu’il parle de ce qui divise deux mers.

La science moderne a découvert que dans les estuaires, où l’eau douce et l’eau salée se rencontrent, le phénomène est en quelque sorte différent de celui que l’on retrouve dans les endroits où deux mers se rencontrent.  Il a été découvert que ce qui distingue l’eau douce de l’eau salée dans les estuaires est une "zone de pycnocline avec une discontinuité marquée au niveau de la densité, qui sépare les deux couches."[3]  Ce barrage (ou zone de séparation) a une salinité différente de celle de l’eau douce et de celle de l’eau salée[4] (voir illustration 2).

Illustration 14 (agrandie)

Illustration 2: Coupe longitudinale montrant la salinité (parties par millième ‰ ) dans un estuaire.  Nous pouvons voir le barrage (ou zone de séparation) entre l’eau douce et l’eau salée. (Introductory Oceanography [Introduction à l’océanographie], Thurman, p. 301, avec une légère amélioration.)

Ces informations n’ont été découvertes que récemment à l’aide d’équipements de pointe servant à mesurer la température, la salinité, la densité, la dissolubilité de l’oxygène, etc.  L’oeil humain ne peut percevoir la différence qui existe entre deux mers qui se rencontrent; car à l’oeil nu, les deux mers nous apparaissent comme une seule mer homogène.  De la même façon, l’oeil humain ne peut percevoir, dans les estuaires, la division de l’eau en trois types: l’eau douce, l’eau salée, et le barrage (ou zone de séparation).



Footnotes:

[1]Principles of Oceanography [Les principes de l’océanographie], Davis, pp. 92-93.

[2]Principles of Oceanography [Les principes de l’océanographie], Davis, p. 93.

[3]Oceanography [L’océanographie], Gross, p. 242. Voir aussi Introductory Oceanography [Introduction à l’océanographie], Thurman, pp. 300-301.

[4]Oceanography [L’océanographie], Gross, p. 244, et Introductory Oceanography [Introduction à l’océanographie], Thurman, pp. 300-301.

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